vendredi 29 avril 2016

Opération "Médef paye tes impôts" à Lille



CHANSON (AIR DE PANAME D'EDITH PIAF)

Panama Panama Panama
Ils se sauvent avec tout ton pognon
Panama Panama Panama
Ils nous prennent vraiment pour des cons
Panama Panama Panama
Ils ne risquent même pas la prison

Le Medef et ses potes
Les évadés fiscaux
Ont des yachts
Grâce a tous tes impôts

➤ AG Interluttants - Théâtre du Nord - Vendredi 29 avril 2016 - 12h00

Rien n'est fini !
Mobilisé !

jeudi 28 avril 2016

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU JEUDI 28 AVRIL 2016 – INTERLUTTANTS 59-62


Les négociations entre organisations de salariés et d'employeurs du spectacle ont abouti à un accord sur le régime d'assurance chômage spécifique aux intermittents.
Il comporte des avancées importantes répondant à nos revendications :
- le retour à la date anniversaire (calcul de nos droits à date fixe, 507 heures sur 12 mois)
- la fusion des annexes 8 et 10, techniciens et artistes
- l'élargissement de la prise en compte des heures d'enseignement artistique
- la valorisation des droits congés maternité et arrêts maladie.
Sont également actées :
- une amélioration de la clause de maintien des droits jusqu'à l'âge de la retraite
- la mise en place d'une commission de suivi et de recours pour les problèmes collectifs et individuels
- une clause de rattrapage sur deux ans en cas d'accident de parcours.
Refusant la lettre de cadrage du Medef demandant 185 millions d'euros d'économies, l'accord a trouvé un équilibre à partir de plusieurs éléments :
- un différé correspondant au nombre de jours de congés payés
- un abaissement du plafond du cumul allocations et salaires
- une augmentation des cotisations patronales de 1 %
- la fin des abattements pour frais professionnels.
Nous saluons l'esprit de responsabilité et de solidarité des partenaires sociaux de notre branche d'activité, qui ont su parvenir à cet accord, contrairement à d'autres partenaires sociaux (MEDEF, CFDT…), toujours prompts à nous taxer d'irresponsables et de privilégiés.
Nous restons mobilisés.
Nous attendons que le Medef valide ces propositions.
Nous continuons à occuper le Théâtre du Nord en grève ce jour.
Nous avons occupé le Centre des Impôts de Lille pour rappeler au gouvernement que l'argent de l'exil fiscal pourrait largement financer la protection sociale.
Gare aux illusions !
Nous refusons que l’État se substitue à la solidarité interprofessionnelle en prenant en charge une partie des économies demandées, ce qui nous fait redouter la création d'une caisse autonome.
Nous ré-affirmons que le régime des intermittents du spectacle s'inscrit au cœur de la solidarité
entre les travailleurs et qu'il peut devenir un modèle pour l'intermittence de l'emploi.
En ce jour de grève nationale, notre lutte s'inscrit dans le combat contre la loi travail qui annonce encore plus de flexibilité et de précarité pour les travailleurs. Nous exigeons son retrait total.
Alors que déjà six chômeurs sur dix ne sont pas indemnisés, le gouvernement demande 800 millions d'économies sur le dos des chômeurs.
C'est inadmissible, aucune économie sur le dos des plus précaires !
Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

➤ AG Interluttants - Théâtre du Nord - Jeudi 28 avril 2016 - 12h00


Maintenons la pression, continuons la mobilisation à Lille :

- Occupation du Théâtre du Nord,

- AG à 12h00 au TdN


(retour sur les négociations),

- Manifestation 

(départ à 14h30 - Porte de Paris),

etc...

mardi 26 avril 2016

Pas de RG en AG !

> CR de l''AG du mardi 26 avril 2016 - Théâtre du Nord - 12h00

Présents : intermittents, étudiants, Nuit debout

Bilan de l'occupation et des AG de la veille et échanges sur la lutte.

Décisions prises après vote :

  • reconduction de l'occupation du TDN jour et nuit
  • Rédaction d'un communiqué commun aux lieux occupés à l'attention du Feseac, Syndeac et structures culturelles
  • convergence des luttes revalidée
  • création et mise en place d'une charte sur la vie nocturne et accueil du public
  • rédaction d'un réponse à C. Rauck et son équipe sur notre positionnement quant à l'occupation du TDN
  • mise en place d'un accueil public dans le hall du TDN
  • rédaction d'un droit de réponse à la voix du nord suite à la parution d'un article aux infos erronées
  • Décision d'une ag chaque jour à midi au TDN pour la reconduction de l'occupation.
Divers :

  • Logistique : Steph. apporte cathering mercredi soir
  • Action : proposition de prise de paroles dans les structures culturelles publiques ET privées

➤ AG Interluttants - Théâtre du Nord - Mardi 26/04/2016 - 12h00


APPEL à FORTE MOBILISATION !

56 mars 2016 Théâtre du Nord - interluttants59/62

lundi 25 avril 2016

Communiqué public - Lille - 25/04/2016

Occupation des Interluttants 59/62
au Théâtre du Nord 

En ce dernier jour de négociations entre les représentants des syndicats employeurs et salariés concernant l’assurance chômage des secteurs artistiques et culturels, nous, Interluttants 59-62, occupons le Théâtre du Nord, faisant suite à d’autres occupations de théâtres nationaux et centres dramatiques partout en France : Montpellier, Bordeaux, Caen, Paris….et d’autres à venir…
Par notre présence permanente dans ce théâtre, nous appelons au positionnement et au soutien du SYNDEAC (Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles) à se conformer aux recommandations du comité de suivi parlementaire.

Notre mouvement de lutte est national et porte haut et fort les revendications suivantes :
  • Nous exigeons le retour à la date anniversaire : calcul de nos droits à une date fixe annuelle.
  • Nous voulons une fusion des annexes 8 et 10, techniciens et artistes. 
  • Nous réclamons dans un souci d’économie et d’éthique, un plafonnement mensuel des indemnités versées pour nos professions.
  • Nous refusons la lettre de cadrage du Medef, qui impose aux intermittents (4% des chômeurs) de combler 25% du déficit de l’Unedic. Cette économie exclurait un quart des intermittents indemnisés actuellement.
  • Nous demandons une meilleure prise en compte :
    • des heures d’enseignement artistique et technique dans notre calcul d’indemnités,
    • ainsi qu’une valorisation des droits en matière de congés maternité et d’arrêts maladie.
Depuis 2003, nous avons établi un nouveau modèle d’indemnisation des artistes et techniciens, plus équitable, économique et solidaire que celui appliqué actuellement, et validé aux tables de concertations demandées par l’Etat en 2014. 
Nos propositions n’ont jamais été entendues. 

Nous participons au mouvement de convergence des luttes. 
Nous soutenons les étudiants mobilisés contre la loi travail, les militants objets de la répression policière, les luttes syndicales des cheminots, les précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche, et toutes les luttes en cours contre la loi travail. 
N’oublions pas que sur dix cotisants, seuls six chômeurs sur dix sont indemnisés.

Tout ceci est la conséquence d’une dette privée devenue une dette publique et transformée en « pacte de responsabilité » c’est-à-dire d’austérité.

Nous adhérons à l’appel à la grève générale à partir de jeudi 28 avril 2016.

> CR de l''AG du lundi 25 avril 2016 - Théâtre du Nord - 12h00

Ordre du jour : L'OCCUPATION DU THEATRE DU NORD ?

 Les discussions s'articulent alors comme suit :

Dans le cadre de la mobilisation pour défendre les propositions des intermittents du spectacle  – ainsi que leur profonde opposition ! Face aux négociations intersyndicales des règles de l'assurance Chômage UNEDIC, depuis quelques jours, des théâtres, un peu partout en France, sont occupés par les intermittents du spectacle ; bien souvent épaulés par des personnes mobilisées au sein du mouvement Nuit Debout.
De plus, Christophe Rauck, directeur du Théâtre du Nord, s'avère être l'un des membres de la représentation régionale du SYNDEAC (Syndicat National Des Entreprises Artistiques et Culturelles) dont la position vis-à-vis de ces négociations pour l'assurance chômage des intermittents du spectacle se heurte, là aussi, à une profonde opposition des intermittents mobilisés contre cette convention.
Même si, pour la première fois, une metteure en scène est à la tête de ce syndicat d'employeurs, en la personne de Madeleine Louarn, directrice du Théâtre de l’Entresort à Morlaix, un récent communiqué de celle-ci n'a fait que conforter le désaccord profond qui nous oppose et dont la base même (la réclamation d 'économies sous le prétexte fallacieux et récurent d'un contexte de crise économique) pose les bases, à la fois, de notre lutte contre cette négociation UNEDIC et des propositions exposées depuis 2003 par les intermittents du spectacles.

Une contextualisation de ces négociations intersyndicales est faite :
  • Ce mouvement de lutte date déjà de 2003 et s'est réactivé en 2014.
  • Cette année, comme les précédentes, la mobilisation s’opère. Mais, au fil des années, l'agacement s'amplifie. La disparition planifiée du régime des intermittents du spectacle semble un projet de plus en plus réel. Et il en va de même pour les autres annexes. La précarisation des travailleurs, l’hyper-flexibilité de l'embauche, l'affaiblissement des représentations syndicales et la stratégie d'isolement des différents corps professionnels orientent-ils n'y a plus à en douter – l'angle de travail de sape des acquis sociaux par une succession de politiques et de mesures d'inspiration libérale.
  • Aux yeux des Interluttants, ces nouvelles négociations, une fois de plus, n'augurent rien de bon. Le SYNAVI (Syndicat National des Arts Vivants) est exclu des discussions tandis que le FESAC (Fédération des Entreprises du Spectacle Vivant, de la musique, de l'audiovisuel et du cinéma) semble abonder dans le sens des économies à concéder. Le seul appui potentiel, comme les années précédentes, paraît bien être celui de la CGT qui, comme en 2014, ne signera vraisemblablement pas le texte final d'accord sur les assurances chômage (Régime Général et Régimes spéciaux confondus). Ces accords pour l'assurance Chômage UNEDIC font d'ailleurs écho à la loi travail, dite Loi El Khomri, qui subit, elle aussi, une forte opposition depuis plusieurs semaines (manifestations et cristallisation du mouvement Nuit Debout autour de celle-ci).
  • En 2014, une étude de Mathieu Grégoire et Olivier Pilmis, commandée par le Syndeac  (Quelle indemnisation chômage pour les intermittents du spectacle ?) démontre que les propositions du comité de suivi sont plus adaptées, plus justes et plus économes que les règles en vigueur depuis 2003 et qui excluent les plus fragiles au profit de salariés à hauts revenus.
  • En 2014 un recours a été porté auprès du Conseil Constitutionnel afin d'invalider les négociations UNEDIC de 2014. Notamment à propos des droits rechargeables applicables aux intermittents du spectacle. En 2015, le Conseil Constitutionnel a finalement donné raison aux requérants. Mais le gouvernement a contourné la décision prise par la loi.

Un vote est alors proposé afin d'acter un consensus autour des revendications principales dont nous nous faisons les défenseurs. Ces revendications sont les suivantes :
  • Refus des économies présentées actuellement pour une mise en avant du modèle proposé et des propositions du comité de suivi. 
  • Retour à la date d'anniversaire pour le calcul et le renouvellement des droits à l’indemnisation chômage. (507 heures sur 12 mois)
  • Fusion des annexes 8 (ouvriers et techniciens) et 10 (artistes) de la convention d'assurance chômage.
  • Meilleure prise en charge des situations d'arrêts maladie et maternité.
  • Calcul équitable du plafond mensuel du cumul Salaire + Indemnisations chômage.
  • Réévaluation de la prise en compte des heures d’intervention pédagogique pour les artistes, ainsi que pour les techniciens.

Suite au vote, le consensus des revendications est approuvé à l’unanimité.
La discussion s'enchaîne donc sur les modalités de l'occupation du Théâtre du Nord avant sa mise au vote.
Après débat, la mise au vote s'oriente alors sur les points selon lesquels il s'agirait de :
  • Occuper le théâtre en solidarité avec les autres scènes nationales déjà occupées.
  • Occuper le théâtre afin que son directeur, Chritophe Rauck, dont la position n'est pas suffisamment claire à nos yeux, soit contraint à se déclarer et à faire remonter, de part son poste de représentant régional du SYNDEAC,  nos revendications à la tête du syndicat actuellement à la table des négociations.
  • Occuper le Théâtre sans en bloquer l'activité afin de cohabiter en bonne intelligence avec les travailleurs qui en font la force et de pouvoir accueillir le public afin de l’informer de la situation. La pression économique par un blocage est, toutefois, une perspective à étudier.
  • Occuper le Théâtre afin de profiter des locaux pour y inviter les membres des syndicats, étudiants en lutte et des membres du mouvement Nuit Debout afin de contribuer à la convergence des luttes.

Suite au vote, la décision d'occuper le Théâtre du Nord est adoptée à la majorité.
Un groupe de quatre personnes est alors délégué afin d'en aller informer immédiatement la direction. Le directeur, Christophe Rauck, étant absent, c'est donc Nathalie Pousset, directrice adjointe, qui recevra la délégation et demandera qu'on lui remette une note formelle des modalités et revendications de cette occupation afin de pouvoir la transmettre aux personnes concernées. 

En conclusion, les personnes présentes, parmi lesquels des intermittents du spectacle, des étudiants, des membres de syndicats, des participants au mouvement Nuit Debout, des précaires, se retrouvent sur le fait que les mouvements sociaux doivent se durcir et converger. Mais cela sans, non plus, se bercer d'illusions. La convergence, bien qu'effective, est encore embryonnaire et les personnes mobilisées se doivent d'entretenir cette dynamique afin de l'amplifier. Car les décideurs politiques et financiers contre lesquels nous jouons gardent l'avantage du pouvoir et n'hésitent plus à dépasser les marges de la légalité. De son côté, le réseau médiatique généraliste entretient une information partiale et lénifiantes, tandis que nombre de citoyens sont, de par la pression de leur situation professionnelle, financière, voire culturelle, dans l'impossibilité de contribuer au mouvement social qui se fait actuellement.
Nous ne pouvons que constater qu’il est stratégiquement  nécessaire d'allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. 

dimanche 17 avril 2016

Communiqué de presse COORDINATION NATIONALE - Avril 2016 - Strasbourg

Communiqué de RECOURS RADIATION, des MATERMITTENTES
et de LA COORDINATION NATIONALE des INTERMITTENTeS ET PRÉCAIRES

réunis du 15 au 17 avril 2016 à Strasbourg

Depuis 30 ans, les gestionnaires de l’assurance chômage détournent nos cotisations, contractent des emprunts sur les marchés financiers, fabriquent la dette au seul profit des créanciers. Et, aujourd’hui, sous pression de Bruxelles, le gouvernement demande de faire 800 millions d’euros d’économies par an sur le dos des chômeurs, au nom de cette dette. Ce système-dette n’est qu’un outil pour précariser encore davantage nos existences.

Cette dette n’est pas la nôtre, nous ne la paierons pas !
Levons le voile sur la dette de l’UNEDIC par un audit citoyen.

Cette gouvernance mafieuse offre au MEDEF, syndicat des grandes entreprises et du CAC 40, le pouvoir de dicter les règles d’indemnisation des chômeuses et chômeurs. Cette mascarade de dialogue social ne sert que les intérêts de ceux qui la diligentent.
Nous exigeons la sortie du MEDEF des instances paritaires,
 de l’UNEDIC et de la Sécurité sociale.
Nous exigeons une autre gouvernance de l’assurance chômage.
Aujourd’hui, 90% des embauches se signent en contrats courts et/ou précaires (CDD, CDII, activité réduite, ...) La discontinuité de l’emploi se généralise : nous sommes ou deviendrons toutes et tous des intermittent-e-s de l'emploi.
Nous exigeons une autre gouvernance de l’assurance chômage.
6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés.
Nous exigeons que 10 chômeurs sur 10 le soient !
Les chômeurs sont contrôlés et traqués.
Nous exigeons la fin des contrôles par Pôle Emploi !
Partout en France, un mouvement social s’amplifie de jour en jour sur toutes les places publiques et réunit les citoyens de tous horizons.
Nous nous inscrivons dans la convergence des luttes, qui se construit sur le rejet total de la Loi Travail.
Nous, précaires, chômeuses et travailleurs en emploi discontinu, appelons les cheminotes, les agents
hospitaliers, les enseignantes, les fonctionnaires, les retraitées, les saisonniers, les intérimaires, les
chercheuses, les artisans, les professions libérales, les paysannes, les auto-entrepreneurs, les stagiaires, les TPE/PME, et tous les concernés... à rejoindre étudiantes et lycéens pour, tous ensemble, construire la grève.
Nous appelons au blocage économique, par tous les moyens possibles, jusqu’à ce que nos propositions soient entendues et mises en œuvre.

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous !

vendredi 15 avril 2016

ÉCHO DES NÉGOS #intermittents – N°8 – 13 et 14/04/2016 (Source CGT)

Deux nouvelles séances de négociations ont eu lieu les 13 et 14 avril, réunissant la Fesac pour les employeurs et les fédérations syndicales représentatives dans les champs spectacle, cinéma, audiovisuel.
Le comité d’experts indépendant, chargé d’appuyer la négociation via le chiffrage des propositions de l’une ou l’autre des organisations, a pris un retard involontaire. Nous attendons toujours un certain nombre de réponses.
La possibilité d’ajuster au mieux les curseurs est actuellement impossible.
A l’issue de la séance de négociation du 14 avril, voici l’état des discussions pour nos futures annexes 8 et 10.
Attention, rien n’est figé et nous aurons besoin d’un rapport de force dans les jours à venir.

  • Les règles d’affiliation
  • La prise en compte des heures maladie / accident du travail / maternité
  • Les règles de coordination avec le régime général
  • Heures d’enseignement données
  • La prise en compte des Congés Spectacles
  • Le plafonnement des heures prises en compte
  • La clause de rattrapage
  • L’allocation journalière
  • Les contributions

L’HEURE EST PLUS QUE JAMAIS À L’INFORMATION DE TOUTES ET TOUS NOS COLLÈGUES ET SURTOUT AUX MOBILISATIONS !

Pour en savoir plus, télécharger le PDF !

jeudi 14 avril 2016

➤ AG Interluttants - Théâtre du Nord - Lundi 18/04/2016 - 12h00

AG des Interluttants

le 18 avril 2016 à 12h00 au Théâtre du Nord

Grand Place - Lille

ORDRE DU JOUR : 
- ACCORDS UNEDIC
- CALENDRIER 
- RETOUR COMMISSIONS
- POINTS À DÉBATTRE
- DISCUSSIONS EN COMMISSIONS 
- RESTITUTION DE LA COMMISSION INTERPRO)

Il est urgent de se mobiliser !

mercredi 13 avril 2016

➤ AG inter-professionnelle sur la Loi Travail & l'assurance chômage

Venez les interluttant-e-s !!

AG inter-professionnelle sur la Loi Travail & l'assurance chômage.

Nous convions tous les concerné-e-s, secteurs en lutte et syndicats combatifs pour discuter des perspectives que nous pourrions donner localement, notamment via la jonction entre les étudiant-e-s et les salarié-e-s.

Cette AG aura lieu Mercredi 13 Avril 2016, à 18h à la Bourse du Travail (Lille Fives), salle polyvalente.

mercredi 6 avril 2016

Compte-Rendu AG - 04/04/2016 - Amphi Archimède - Lille1

La réunion de l'AG a été ouverte par le président de séance qui a remercié les étudiants occupant l'amphithéâtre Archimède pour leur accueil et leur présence. Cette AG s'inscrit dans la volonté des interluttants de prendre leur part dans la convergence des luttes qui se dessine.

Rappels sur les motivations de la lutte.

Le conflit qui nous mobilise est celui du rejet de la convention d'assurance chômage, telle que le MEDEF souhaite qu'elle soit signée et appliquée. La démarche est toujours la même, face à un déficit constaté par les partenaires sociaux et par différents rapports (Cour des Comptes notamment), le MEDEF souhaite imposer des mesure d'économies qui se traduisent par des réductions des droits, souhaite renforcer et systématiser les contrôles avec pour objectif la radiation massive des demandeurs d'emploi y compris sur les bases de décisions arbitraires et contraires au droit.
Le déficit de l'UNEDIC est contestable. Il est uniquement dû au désengagement de l'État en 2008 lors de la fusion de l'ANPE et des Assedics pour fonder Pôle Emploi, aujourd'hui financé aux 2/3 par une taxation de 10% des cotisations perçues par l'Unedic. Cette charge indue (Pôle Emploi – organisme public - est financé par un prélèvement à la source sur du salaire indirect mutualisé) pèse sur le budget alors que l'assiette de cotisation est resté constante. L'effondrement des comptes devenait inévitable.
Le MEDEF souhaite aussi – et fixe comme règle incontournable le maintien du taux de cotisation du régime général, lequel est appliqué depuis la fin du XXe siècle ! (il n'a été baissé que durant 2 ans entre 2000 et 2001, les partenaires sociaux constatant que les comptes de l'UNEDIC étaient excédentaires, en 2002 les comptes redevenaient du fait de cette mesure déficitaires). Bien entendu, cette mesure de maintien du taux de cotisations en dépit du déficit constaté ne s'applique pas aux annexes 8 et 10.
À propos des annexes (bref rappel sur ce que sont les annexes et le processus de négociation notamment pour les étudiants présents), la lettre de cadrage imposée par le MEDEF est inacceptable !
Précision : 3 syndicats salariaux (CFDT, CFTC et en dernière minute CFE-CGC) ont signé cette lettre de cadrage, qui aggrave la situation de 1992 (N.D.R. 1er conflit social majeur autour de l'intermittence). La lettre de cadrage fixe un objectif d'économies intenable : 185 millions d'euros d'économies exigées pour 2016, soit près du quart des économies escomptées sur l'ensemble de l'indemnisation chômage. L'objectif à long terme est d'obtenir 440 millions d'économies et de ramener le ratio entre cotisations perçues et allocations versées à 1 pour 3. Il est important de rappeler que ces économies ne peuvent être obtenues qu'en portant atteinte aux droits des intermittents et par l'exclusion massive du régime d'indemnisation.
Le taux de cotisation est passé de 2003 à aujourd'hui de 6,4% à 13,3% (N.D .R. 12,8% plus 0,5% applicables dans le cadre de la sur-cotisation liées aux contrats courts décidée en 2013). La lettre de cadrage porte en elle les germes de la suppression du régime spécifiques des intermittents, tant sur le fond – contestation de la légitimité de l'intermittence dans le préambule – que dans les modalités exigées).
Nous sommes là non seulement contre la réforme qui se prépare de l'UNEDIC et notamment de ses conséquences attendues sur l'intermittence, mais aussi contre la loi El Khomri qui aboutira à la destruction globale des droits sociaux et du droit du travail. Le système de l'intermittence est un système flexible. Il est devenu le laboratoire de la flexibilité et nous avons démontré en 2014 que – dans un contexte de précarisation généralisé, il pourrait (dans le mode de fonctionnement antérieur à 2003) être un modèle apportant une couverture chômage satisfaisante à des salariés précaires, ce qui est intolérable aux yeux du MEDEF. « Notre combat est corporatisme mais pas seulement, il est un combat très général pour la société de demain ».
Il est nécessaire que s'opère une convergence entre le conflit pour le droit à l'indemnisation chômage et celui contre la loi El Khomri.
La négociation pour les annexes 8 et 10 doit être bouclée et aboutir à un accord des négociateurs des secteurs du spectacle, du cinéma et de l'audio-visuel avant le 25 avril.

Prise de parole des étudiants

Les étudiants accueillent l'AG des interluttants dans un amphithéâtre occupé depuis une semaine et demi. Les personnes présentes sont toutes plus ou moins militantes sans forcément le revendiquer. Il y a de nombreux indépendants (N.D.R. Personnes non rattachées à un syndicat étudiant ou un mouvement politique) dans la lutte.
On peut oser un grand mot : «convergence des luttes». Les enjeux et la portée du mouvement y incitent mais il est nécessaire de s'organiser.
De nombreux étudiants ont conscience qu'ils se préparent à un avenir de travailleurs précaires.
Les étudiants ont aussi conscience qu'une de leur force est de pouvoir s'engager et militer sans risquer de perdre leur emploi.

Commissions

Rappel des commissions décidées lors de l'AG précédente et désignation des animateurs
-        Action
-        Légistes (analyse, décryptage
-        Mobilisation / Remobilisation
-        Convergence
-        Trésorerie
-        Communication :
-        Outils de communication
-        Vidéo
-        Médias
-        Tracts
Il a été rappelé que les commissions restent ouvertes et que les animateurs peuvent changer. Le travail des commissions consiste à la fois à proposer des choses aux AG et à mettre en œuvre les décisions de l'AG.
Rappel sur nos outils de communication : la communauté (ouverte) et le groupe (fermé)  Facebook Interluttants 59/62 ; le blog ; la liste rise-up ; le compte tweeter. Dans le blog, figure le Kit Manif et un onglet décryptage.
L'AG rappelle l'importance des relations presse, qu'il faut prévoir dans toutes nos actions et nos publications. Il est nécessaire d'avoir une ou des personnes identifiées par les médias (porte-paroles) pour construire une relation presse.

Information sur la situation

Dans la salle, rappel de la difficulté à avoir de l'information avec pour conséquence une démobilisation et la perte de militants.
En 2014, où les informations sur les négociations étaient faciles à obtenir, ici les informations aussi bien sur la loi El Khomri (392 pages) que sur la négociation UNEDIC sont très difficiles à trouver. Le texte de loi a été publié dans la soirée du 24 au 25 mars (N.D.R. on peut la retrouver sur le site de l'assemblée). La lettre de cadrage n'a fuité que quelques jours avant la négociation et elle n'est toujours pas officialisée. Les informations dans les médias sont trop parcellaires pour que l'on puisse s'en servir pour du décryptage et de l'information rigoureuse nécessaire à la mobilisation.
Débat sur le périmètre de la lutte :
-          Il n'y a pas que les intermittents et qu'il fallait aussi aller vers les précaires.
-          Le cœur de notre action devait être la préservation des annexes dans la négociation UNEDIC et que c'était ce qui nous mobilisait.
-          On ne pouvait pas limiter notre lutte à des intérêts catégoriels.
-          Alerte : une menace réelle que le gouvernement fasse mine comme en 2014 de « sauver l'intermittence » en contribuant financièrement au régime (ce qui est exigé par le MEDEF dans la lettre de cadrage), ce qui nous isolera du reste du corps social, nous sortira de la solidarité interprofessionnelle, avec comme finalité la destruction des annexes 8 et 10. C'est pour cette raison insistance sur la priorité à accorder au combat contre la réforme UNEDIC.

Action villa Cavrois

Des interluttants revenaient de l'occupation de la villa Cavrois. Il s'agissait avant tout d'une action symbolique d'un lieu qui a été rénové à grands frais (23 millions d'euros) et qui se situe au milieu d'un quartier concentrant quelques-unes des personnes les plus riches de France dans un espace de la ville qui a été totalement privatisé. Les plus riches dans la ville le plus pauvre de France.
Ceux qui ont participé à cette action ont vu à quel point les ultra-riches étaient dérangés par leur simple présence et à quel point cette dernière – alors que l'action était totalement pacifique – était perçue comme une agression extrêmement violente.
L'action a consisté en une occupation symbolique avec déploiement d'une banderole et distribution de tracts aux visiteurs. Quelques contacts avec les médias locaux avant l'évacuation.
À noter la présence de la police et de la DGSI sur les lieux.
L'AG a constaté l'importance de mettre en relation l'idée même de déficits sociaux au regard de l'immensité de l'évasion et de la fraude fiscale qui vient d'être rappelé avec éclat par l'affaire Panama Papers.

Retour sur le 31 mars / Nuit Debout

Dans la manifestation du 31 mars à Lille, la présence d'une centaine de travailleurs du spectacle est le signe d'une véritable prise de conscience de la profession et d'un réveil du mouvement des interluttants (N.D.R. la DGSI ne s'y est pas trompée, qui a surveillé les interluttants tout au long de la manifestation).
La répression qui a précédé la manifestation (charge extrêmement violente, sans sommation et totalement injustifiée dans la matinée lors d'un barrage filtrant à l'accès routier à la ville au pied du Conseil Régional) et celle qui a suivie (une charge qui a fait plusieurs blessés d'un petit groupe de manifestants qui ne s'étaient pas immédiatement dispersés) sont violemment condamnées par l'AG. Les images et vidéos de ces violences à Lille sont relayées sur des réseaux sociaux. Lille est une ville où les violences policières liées aux manifestations sont exceptionnelles. Cela montre la fébrilité voire la peur du gouvernement de voir le mouvement Nuit Debout s'installer (toléré – malgré la dispersion par les CRS le matin – à Paris, non toléré en province).
Dans la salle, des personnes ont témoigné du fait que la police filme systématiquement les manifestants (intimidation, volonté de fichage des opposants en vue d'éventuelles mesures de représailles?).
Nuit Debout doit être mieux préparé. Il n'a pas pu – à cause de la répression policière et de la dispersion violente des manifestants se mettre en place à l'issue de la manifestation du 31 mars (de nombreux tracts ont été distribués pour appeler à cela), il faut parvenir à l'instaurer lors des manifestations à venir. Dans la salle, il a été rappelé que des démarches sont en cours pour permettre ce mouvement (notamment demande d'autorisation d'occuper l'espace public).
Une page a été ouverte (par Podemos Lille) pour Nuit Debout, page qui est en réalité mise à disposition des militants et des citoyens. Une réunion doit se tenir mercredi à 17h pour la mobilisation de samedi. Mercredi, il faut organiser une AG après la manifestation.
Ce qui se prépare avec notamment Nuit Debout est une réflexion globale et une mobilisation du peuple qui peut et doit aboutir à l'écriture d'une nouvelle constitution sociale.

CNIP de Stasbourg

L'AG adopte le principe de participer à la coordination nationale qui se tiendra à Strasbourg. Reste à définir qui peut y aller.

L'ordre du jour et les participants étant épuisés, la séance a été levée à 21h30 ! 
Téléchargez le fichier PDF

lundi 4 avril 2016

CP National des CIP - 02/04/2016

COMMUNIQUÉ DE PRESSE NATIONAL
des Coordinations des Intermittents et Précaires (CIP)

Lundi 4 avril 2016

Jeudi 24 mars dernier, dans un contexte social général en fusion, le MEDEF a,
comme en 2014, déclaré une guerre ouverte aux intermittents du spectacle.


Dans la longue liste des attaques portée à ce régime spécifique d’indemnisation chômage, il s'agit de la plus grave depuis bien longtemps. Dans une lettre de cadrage (que CFTC et CFDT agréent), le MEDEF préconise bien pire pour les annexes 8 et 10 que la convention d'assurance chômage 2014 et son différé d’indemnisation, qui avaient alors mis le feu aux poudres.
Rappel des faits : la convention de 2014 entraîne un printemps et un été d'actions, de perturbations et de grèves dans les festivals. Pour éteindre ces feux, Manuel Valls met sur la table 80 millions d'euros. Ainsi, l'État prend-il en charge -de façon provisoire- les conséquences du différé d’indemnisation. Autrement dit, grâce à la forte mobilisation de 2014, aucun intermittent n’a eu à subir cette mesure injuste.
Depuis, la pérennisation des annexes 8 et 10, ainsi qu'une négociation des futurs accords par les syndicats du secteur, ont été inscrites dans la Loi Rebsamen. Manuel Valls a donc pu communiquer sur le thème "les intermittents sont sauvés, les socialistes aiment la culture". Et tout le monde l’a cru. Sauf nous ! Le but principal de ces mesures était clairement d’éteindre un mouvement social, en faisant la part belle à la communication du gouvernement. Les négociations actuelles nous le prouvent.

Pour rappel, depuis le début de cette histoire, nous avons dit :
>>> Attention, tout ceci est bidon et cette loi est de la pure communication. Seul le titre "annexes 8 et 10" est "sauvé", mais pas le contenu. On pourrait ainsi, par exemple, demander aux intermittents de faire 800h en 10 mois pour ouvrir des droits, et ce serait compatible avec la loi.
>>> Les accords négociés par les syndicats du secteur pourront facilement être torpillés pour la raison suivante : c’est le MEDEF et son partenaire privilégié, la CFDT, qui fixent le budget !!! Autrement dit, Le MEDEF pourrait faire bien pire qu’en 2014 : supprimer les annexes 8 et 10 sans que cela soit explicite.

Et bien... tout ce que nous avions prévu est arrivé !
Le MEDEF a rendu sa feuille de cadrage le 24 mars dernier : elle a été acceptée par la CFDT et par la CFTC.
Mais, que dit exactement ce document ?
Les intermittents devront faire 185 millions d’euros d’économies par an -pour la convention signée avant juillet- et, à horizon 2020, 400 millions d’euros d’économies par an !
Rendez-vous compte : ces économies sont bien supérieures au différé d’indemnisation scandaleux de 2014.
Souvenons-nous : Manuel Valls pavanait dans les rues d’Avignon l’été dernier, en affirmant : "Aucune nouvelle économie ne sera demandée aux intermittents, ils ne doivent pas servir de variable d’ajustement." (AFP)
Depuis 13 ans, nous avons, tant bien que mal, essayé de repousser le pire, grâce à une forte mobilisation dans les moments critiques. Et, pour l'heure, la situation n’a jamais été aussi grave...

Il est bien évident que nous participons, organisons ou faisons partie des collectifs organisateurs du mouvement social qui a lieu en France. Mais, nous avons fait un "Appel à Rassemblement" en Assemblée Générale dans tous les lieux culturels en France et, tout particulièrement, des Théâtres Nationaux.
Il nous semblait important de faire des AG spécifiques aux intermittents et aux chômeurs pour donner les informations sur les négociations qui ont lieu en ce moment... débattre, réfléchir ensemble sur les actions futures à mener... se recentrer pour informer n'est pas exclure ni s'exclure... nous mobiliser pour mieux mobiliser tous ensemble aussi...
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Carte de la mobilisation

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Action Intermittents 59/62 à la Villa Carvois

samedi 2 avril 2016